Au gré d’un quatre-heures
Au gré d'un quatre-heures
» Le projet de résidence d’Harmonie Begon est né d’une multiplicité de rencontres, avec des femmes et des hommes, mais aussi avec un territoire, avec des récits, des objets, des couleurs et des matières. Ces rencontres se sont jouées sur plusieurs temporalités, depuis la formation géologique des argiles locales jusqu’au présent des entreprises en activité en passant par l’apogée industriel de la Vallée de la céramique. La créatrice a repensé des poteries jadis mises au rebut, retravaillé les formes et les usages d’ornements de toiture pour réunir autour d’un goûter les habitants de la Communauté. Ainsi la convivialité associée à l’esthétique de l’utile permet-elle de s’approprier les patrimoines sur les lieux mêmes de leur genèse. »
Thierry Bonnot, anthropologue au CNRS.
« Le projet de résidence d’Harmonie Begon est né d’une multiplicité de rencontres, avec des femmes et des hommes, mais aussi avec un territoire, avec des récits, des objets, des couleurs et des matières. Ces rencontres se sont jouées sur plusieurs temporalités, depuis la formation géologique des argiles locales jusqu’au présent des entreprises en activité en passant par l’apogée industriel de la Vallée de la céramique. La créatrice a repensé des poteries jadis mises au rebut, retravaillé les formes et les usages d’ornements de toiture pour réunir autour d’un goûter les habitants de la Communauté. Ainsi la convivialité associée à l’esthétique de l’utile permet-elle de s’approprier les patrimoines sur les lieux mêmes de leur genèse. »
Thierry Bonnot, anthropologue au CNRS.
Réalisé dans le cadre d’une résidence artistique à la Villa Perrusson, Au gré d’un quatre-heures est un projet de création autour du patrimoine céramique du Creusot-Montceau et de la Vallée de la Céramique.
Le point de départ est une collection d’objets en grès issus des fouilles de l’ancienne usine Langeron à Pouilloux. Produits industriellement puis écartés des circuits de diffusion, ces pots, contenants et pièces utilitaires retrouvent ici une présence et un usage à travers un goûter conçu comme un moment de rencontre entre les objets, les habitants et le territoire.
Autour de cette activation, le projet rassemble artisans, entreprises, producteurs locaux et acteurs culturels. Des collaborations avec Les Ateliers du Coin, la Manufacture Terre Cuite de Bourgogne, la Manufacture de Digoin ou encore l’ancienne Poterie Chèze permettent d’explorer les liens entre patrimoine, savoir-faire et création contemporaine.
Inspiré par l’architecture de la Villa Perrusson, ses décors végétaux et les idées du mouvement Arts & Crafts, le projet interroge la place de l’ornement, de l’artisanat et des objets du quotidien dans nos vies. Entre design, céramique et convivialité, Au gré d’un quatre-heures propose une réflexion sur la mémoire des objets et leur capacité à créer du lien.
